Et viendra l'heure de la guerre, du sang et de leurs larmes

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Et viendra l'heure de la guerre, du sang et de leurs larmes

Message  Gheryon le Ven 13 Oct - 18:14

Le hurlement du guerrier lorsqu’il émergea brutalement cette nuit-là de sa léthargie dans la crypte d’Undercity déchira le calme de la cité des morts. Assis sur le sol, il tentait vainement de retrouver son calme et sa lucidité, mais l’air lui-même, familière fraîcheur aux relents de salpêtre, vibrait par sa rage et son tourment.
L’œil hagard, le regard au loin, perçant les murs de la cité, Gheryon murmurait, incapable de tout autre mouvement.


« Enalia… Enalia… »

Le murmure se fit de plus en plus fort et bientôt le rugissement du guerrier résonna à travers les couloirs, ricochant sur les murs épais, figeant sur place ceux qui se trouvaient là.

« ENALIA ! TON SANG POUR MON SANG ! TES MORTS POUR MA MORT ! »

Il fallu quelques longues secondes avant que cesse de résonner la sombre imprécation tandis que Gheryon, toujours assis et encore ailleurs, commençait à peine à recouvrer ses sens. Il entendit à nouveau la Voix, ce feulement rauque qui venait du fond de son âme et contre lequel il luttait constamment.

« - Nous devons la trouver, Gheryon. La trouver, et la tuer. Elle, et tous les siens.
- Non.
- Lâche.
- Lâche ? En aucune manière. Cette vengeance n’aurait aucun intérêt, je ne compte pas m’abaisser à de tels comportements animaux.
- Lâche.
- Silence.
- Aurais-tu peur de faire face à ce que nous avons été ? Cela ne m’étonne guère.
- Il suffit. Ce que nous avons été n’a plus d’importance. Je suis Gheryon. Cela me suffit.
- Parce que la malédiction de notre non-vie te satisfait ? Tu es un lâche. Et un égoïste, car tu n’es pas seul en cette enveloppe, je te le rappelle.
- La ferme, Dren. Tu n’es qu’une mauvaise pensée. Enalia peut bien faire ce qu’elle veut, je ne perdrai pas mon temps à lui courir après. Les Briznuks ont besoin de cette énergie que j’y perdrais.
- Foutaises. Cela fait déjà une lune que nous l’avons entrevue au camp de l’Alliance dans les Hautes-Terres d’Arathi. Ose me dire que son image ne te hante pas depuis ce jour ! Pense à ce qu’elle représente pour nous !
- Je…
- Nous devons la tuer, Gheryon. Elle et tous les siens.
- Tu te répètes, et je vais faire de même : c’est hors de question, j’ai mieux à faire.
- Alors moi je le ferai.
- Je t’en empêcherai, assassin. Je ne te laisserai pas semer la mort sans justification sur des gens qui n’ont rien à voir avec nous.
- Tu m’en empêcheras ?
- Tu peux y compter, oui.
- Tu peux toujours rêver, oui. »

Sur ces derniers mots, Gheryon sentit inconsciemment que Dren souriait. Il voyait presque ses yeux brillants être envahis par le voile rouge du meurtre et de la violence. Pourtant habitué à être envahi par la rage et la soif du combat, il frissonna.

Le guerrier commença à sentir la tentative de prise de contrôle de Dren sur son corps et éprouva à nouveau cette hideuse sensation de voir son âme se faire repousser au sein même de son refuge, pour n’être réduite qu’au rang de spectateur impuissant. Dren prenait le contrôle. Il profitait du trouble profond du guerrier, qui l’affaiblissait. Ce dernier comprit rapidement qu’il ne lui serait pas possible cette fois-là de résister, mais sa nature le poussa à lutter cependant.

Avec un acharnement désespéré, Gheryon fit défiler dans sa tête toutes les images qui faisaient de lui ce qu’il était. Il remontait lentement le cours de son histoire, tentant de lutter contre celle de Dren, dont les souvenirs, désirs et objectifs commençaient peu à peu à remplacer les siens. Mentalement, il revit ses dernières batailles, avec précision. La mort du général draconien, le noir Drakkisath. La chute du faux chef de guerre Rend Blackhand, lui qui se croyait invincible chevauchant Gyth, le dragon rouge. Il revit les morts du Baron Rivendare, laquais de Kel’Thuzad, et éprouva à nouveau cette jouissance guerrière unique lorsqu’il lui arracha son épée des mains pour la faire sienne. Il remonta plus loin, enchaînant les souvenirs. Il revit les ruines d’Alterac, et sa première discussion spirituelle avec quelques-uns de ceux qui sont aujourd’hui sa famille. Il revit son éveil hébété au Glas, sous le regard narquois du fossoyeur Mordo. Il revit le Roi-Liche, et tomba à genoux en éprouvant à nouveau la sensation de ces chaînes qui un temps asservirent son âme et firent de lui un tueur idiot et sans volonté.

Puis il vit Lordaeron, au temps de sa splendeur. Il croisa son reflet dans un miroir, exarque au service du royaume, assassin du roi. Mais dans le miroir se trouvaient aussi ceux qui le tuèrent ce jour-là, sous le regard d’Enalia, l’elfe au service des humains, la manipulatrice. Il revit son sourire lorsque ceux qui furent ses alliés lui ouvrirent la gorge. Il revit le sourire de l’elfe. Et il entendit alors des mots qu’il aurait souhaité de ne jamais voir prononcés.
Alors que mourait celui qui fut Dregher Nyon, il entendit la Voix. Le timbre était glacial, et l’elfe et ses sbires eux-mêmes reculèrent, terrifiés par l’élocution rauque mais calme et lucide du mourant.


« Que cette trahison soit ton épitaphe et celle des tiens, Enalia, car je suis Dren l’Expéditeur, les Lames sans Retour. Ton sang pour mon sang. Tes morts pour ma mort. »

Continuant à se concentrer, Gheryon tenta de faire affluer plus de souvenirs, mais la puissance de Dren en lui grandissait, il faiblissait, et plus rien ne venait. L’assassin chuchota doucement, comme pour le convaincre.
« - Bien. A présent que je t’ai rafraîchi la mémoire, que comptes-tu faire ?
- Je… n’ai pas l’intention de… me venger. Ma famille a… besoin de… moi.
- Car tu penses leur être utile en étant si troublé ? Allons ! Fais comme moi ! Des terres d’Arathi aux montagnes et vallées d’Alterac traque-la ! Tuons-la, et nous serons libérés.
- Libérés ?... Et de quoi donc ? La tuer ne changera… rien… Nous… resterons ce… que nous sommes.
- Et qu’en sais-tu ?
- Je le sais car nous ne sommes… qu’un. Tu ne cherches qu’à… assouvir… une soif de sang… rien d’autre.
- Et alors ? Qu’y a-t-il de mal à vouloir assouvir sa soif en plongeant dans le sang de ses ennemis ? Et tuer cette elfe me fera plaisir. Je lui ai promis la mort, et je tiens toujours mes promesses.
- Je t’en… empêcherai…
- Hahaha ! Pas cette fois… »

Lentement Gheryon sombrait, et peu à peu Dren sentit qu’il prenait place. Il ricana, satisfait de ce nouveau succès.

« Hahaha ! Sombrenuit Gheryon ! »

Le Réprouvé que l’on nommait Gheryon, le Forgemort, commença à être entouré d’un voile de ténèbres profondes. On entendit des os craquer et la chair pourrissante se déchirer avant de s’assembler d’une autre manière, comme si une main noire, aussi destructrice que créatrice, modelait ce corps de non-mort dans un écrin de néant. Les bruits diminuèrent lentement jusqu’à disparaître, mais le voile de ténèbres persistait. Deux lueurs jaunes percèrent subitement les ombres qui commencèrent à se dissiper et le rire de Dren, part d’ombre du Forgemort, résonna dans la cité.
« Hahaha ! Pauvre pauvre Gheryon… Je te laisse à tes atermoiements, moi je compte bien m’appliquer à solder quelques comptes. »

D’un pas leste et feutré, Dren sortit de la crypte pour se rendre auprès du maître Garret, seigneur des chauves-souris. Sa destination était évidente, il irait là où il avait vu sa proie pour la dernière fois. Les Hautes-Terres d’Arathi. Là-bas une guerre faisait rage. La ligue d’Arathor luttait contre les Profanateurs, et Dren avait l’intime conviction que c’est là qu’il trouverait Enalia, l’elfe. La chauve-souris décolla sans bruit, et bientôt il se retrouva à survoler les contreforts d’Hillsbrad en direction de Trépas-d’Orgrim.

Alors qu’il chevauchait sa nocturne monture, inconsciemment, il murmurait, sa face simiesque et inquiétante figée dans un rictus carnassier.


« Et si pour te trouver et te tuer je dois devenir le seigneur de cette guerre ou d’une autre, il en sera ainsi. »

Dans le quartier royal d’Undercity, Varimathras le Seigneur de l’Effroi arborait un sourire malsain, satisfait des derniers évènements.

« Te voilà enfin de retour parmi nous, Dregher. Il était temps. Maintenant nous pouvons commencer… » murmura le démon.
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Re: Et viendra l'heure de la guerre, du sang et de leurs larmes

Message  Gheryon le Mer 30 Mai - 19:05

Au creux du Bassin d'Arathi, sur les pentes enneigées de la Vallée d'Alterac, inlassablement Dren semait la mort.

Vicieux, insaisissable, fourbe bien souvent, solitaire.

Il n'avait cure de ceux qui se battaient à ses côtés, se moquaient de leurs objectifs, en était même arrivé à se moquer de ce pourquoi il était là.

Enalia pouvait attendre, il se plaisait ici : la mort était partout, le sang coulait à flot, et seuls les plus violents gagnaient. Il était chez lui. Les râles d'agonie de ses propres compagnons le stimulaient, mais ne troublaient pas. Les cris d'horreur de ses victimes, prises d'effroi alors qu'il émergeait des ombres pour leur trancher les veines étaient mélodies à ses oreilles.

Des récompenses ? Voilà que les Loups-de-Givre le récompensaient en plus ! Le voleur exultait : il était admiré et craint pour sa vilénie. Alors il repartait se battre, toujours plus acéré, méprisant toute camaraderie, ne pipant mot, ne prenant garde qu'à sa propre carcasse, laissant les faibles mourir pour mieux tuer les faibles d'en face.

Et au fond de lui, un guerrier se tordait de douleur, tentant de briser ses chaines, lacéré par l'égoïsme de Dren, maudissant son goût irraisonné pour les coups tordus, la lâcheté de la fuite, le refus d'affronter ses adversaires face à face.


" Assassin... Assassin... ASSASSIN !" vociférait-il, mais Dren, l'Expéditeur, était sourd à toute imprécation.

Des jours ? Des mois ? Le guerrier, reclus tel un bagnard dans la cellule de son propre esprit avait perdu la notion du temps, il ne savait plus depuis quand durait ce calvaire.

L'emprise de Dren était puissante, elle étranglait la volonté de Gheryon d'une poigne sombre et déterminée, lui intimant le silence, privant mêmes ses frères d'armes, ce Clan auquel il avait lié sa destiné de sa présence.

Le Clan avait daigné admettre Dren en ses rangs, comprenant bien que sans cela, tout espoir de voir Gheryon émerger à nouveau était vain. Mais jusque-là, ni les pouvoirs chamaniques du Guide, ni les prières et exorcismes des plus puissants prêtres et arcanistes n'avaient eu d'effet.
Fasold lui-même, maître des Ombres, avait pratiqué en secret les rituels les plus noirs, rien n'avait fonctionné.

Car Dren et Gheryon étaient bien ce que Dren prétendait, et que le guerrier niait : ils étaient un, et indivisibles.

De temps en temps, alors qu'il quittait le champ de bataille harassé par trop d'efforts mais repu de toutes ces vies disloquées, Dren sentait que son prisonnier essayait de reprendre le dessus. Et il riait.


" - Pauvre, pauvre Gheryon, tes pitoyables tentatives me font rire...
- Ris tant que tu le peux, assassin, ton temps en ces terres est compté
- Crois-le si cela te rassure, faible guerrier
- Petit prétentieux, je te ferai ravaler tes paroles. Je me libèrerai de ton emprise, je reprendrai mon dû
- Ton dû ? Hoho parlerais-tu de notre enveloppe ? Mais que crois-tu, pauvre guerrier ? Que je vais te laisser gâcher toutes ces opportunités qui nous sont offertes ? Jamais
- Quelles opportunités ? Celles de tuer sans relâche, en laissant mourir ceux qui combattent à nos côtés ? Est-ce là une opportunité ?
- Tu as toujours refusé d'affronter l'Alliance, de partir à la bataille, Gheryon. Honte sur toi Guerrier ! Moi au moins, je fais face
- Tu fais face ? Quelle hypocrisie. Jamais tu ne fais face à tes ennemis, à leur sauter dessus et les taillader par derrière, toujours par derrière...
- Qui me parle ? Celui qui n'a jamais foulé le sol des champs de bataille ? Lâche ! Pleutre ! Silence à présent, je dois reprendre des forces"

Ces discussions, au fil du temps, survenaient de plus en plus souvent. Toujours, Dren parvenait à museler Gheryon, le refoulant au plus profond de leur âme commune.
L'assassin semblait considérer chacune de ces conclusions comme une victoire, sans jamais se rendre compte que la fréquence toujours croissante des manifestations du guerrier était le signe d'une résurgence de ses forces, qui lentement, mais sûrement, lui revenaient.

La Vallée d'Alterac. La neige, le froid.

La fureur de la bataille, des phalanges de dizaines de combattants se ruant à l'assaut.

Rouge, le sang se diluant dans la neige, sur les pentes immaculées renvoyant les échos des cris de guerre, des ordres et invectives, des hurlements de terreur et d'agonie.

La lames de Dren virevoltaient, tranchant la vie, rependant la terreur.

L'assassin ne répondait même pas aux amis de Gheryon présents ce jour-là à la bataille, ne se préoccupant que de lui, et de sa prochaine cible.

Et au fond de son âme, Gheryon était terrifié.

Par les yeux de son geôlier, il voyait ses amis, ses frères se battre, vaincre souvent, souffrir aussi. Il aurait voulu se ruer à leur aide, prendre des coups à leur place, les protéger, bataille cote-à-cote, épaule contre épaule avec ceux qui l'avaient accompagné pendant tant de temps, face à tant de dangers.

Ils les voyaient souffrir, souffrir encore. Il hurlait.


"CHAROGNE ! CHIEN ! Petite vermine égoïste ! Pourquoi ne vas-tu donc pas les aider ?!? Ne vois-tu pas qu'ils sont en difficulté ?!?"

Le rire de Dren résonna intérieurement, matraquant le guerrier, écrasant ses espoirs, le rendant enragé.

La mort de tous les combattants de la Horde importait peu à présent à Gheryon, mais en aucun cas il ne voulait voir ses frères périr sans qu'il ait pu les aider. Fou de rage, il tentait désespérément de se libérer de l'emprise de l'assassin, qui marquait parfois un temps d'arrêt, pour étouffer de son mieux cette colère qui couvait en lui et n'était pas la sienne.

Lorsqu'une des amies de Gheryon, une arcaniste, reçu le coup fatal d'un lointain chasseur embusqué, Dren était proche, et n'avait pas esquissé un geste, bien qu'ayant repéré depuis longtemps l'archer embusqué sournoisement. Il se félicita que cette flèche n'ait pas été pour lui.

Il tenta d'esquisser un sourire, mais fut pris d'horreur en constatant qu'en lieu et place de son rictus usuel, ce furent des larmes qui surgirent, abondantes, salées comme celles des vivants. Son corps ne lui répondait plus.

Et la voix de Gheryon émergea des lèvres de Dren, tremblante de rage et de douleur.


"Assez."

Mais déjà le regard du réprouvé se porta quelques pas plus loin, là où d'autres de ses amis tentaient désespérément de repousser leurs adversaires, mesquinement courageux dans le nombre.

Dren tenta de s'éloigner, mais la volonté d'un guerrier l'en empêchait, car lui voulait courir à leur secours.

Quand le prêtre plia le genou, consumé par les maléfices d'un démoniste, l'assassin sentit son corps vibrer, l'air autour de lui s'irisant d'énergie, alors que le désespoir de Gheryon résonnait une fois encore.


" ASSEZ ! "

Dren ne bougeait plus. A quelques pas de lui, un chaman tomba, un compagnon d'armes, un ami. Le voleur était pétrifié, incapable de fuir comme il savait si bien le faire, incapable même de se fondre dans les ombres, elles qui était son seul refuge.

Le cri du guerrier voyant, impuissant, un ami tomber résonna dans la vallée enneigée, le souffle de la rage projetant au sol les combattants de tous bords aux alentours.


" ASSEZ ! "

La déflagration fut brutale autant qu'inattendue, décharge d'énergie irrépressible balayant tout sur son passage.
Le corps et l'apparence de Dren se disloqua sous l'effet de l'expansion de la sphére de ténèbres qui englobait à présent le réprouvé.

L'espace d'un instant, les combats cessèrent aux alentours, chacun tâchant de se relever, encore abasourdi par la violence du choc. Les regards se tournèrent vers cet évènement inattendu, interrogatifs, effrayés parfois, méfiants quoi qu'il en soit.

Le temps sembla s'arrêter lorsque la sphère d'ombres implosa, attirant à elle l'air et la neige proches, dévoilant un guerrier au regard incandescent, rage, peur et colère, violence et fureur. Se sentant enfin maître de ce corps qui lui avait si longtemps fait défaut, Gheryon hurla.


" Tu ne... briseras jamais... MA VOLONTE ! "

L'imprécation était destiné à cet assassin qui en un instant, de geôlier était devenu prisonnier, assommé par la violence de la prise de contrôle de Gheryon.

Le maître de guerre du Clan Briznuk fit quelques pas dans la neige, comme pour être sûr qu'il était à nouveau lui-même. Son corps répondit à l'injonction. Il se tourna là où gisaient ses compagnons, à quelques pas. Les Alliés étaient toujours là, l'observant, perplexes et manifestement inquiets.

Le voile rouge de la rage embua le regard du combattant, qui empoigna sa lourde lame, commençant à charger.

La lame du guerrier humain qui tenta d'encaisser sa charge se brisa sous l'impact et Gheryon, vociférant, entra dans le rouge ballet de mort, déterminé à anihilier ceux qui s'étaient octroyés le droit de blesser les siens.


"DES COUPS POUR VOS COUS ! VOTRE MORT POUR LEUR MORT !"

Et l'on raconte qu'un flot noir d'ichor et sang souilla les neiges éternelles de la vallée, témoignage muet, les corps par les bêtes dévorés, de la colère du maître d'armes, de la rage d'un guerrier.
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