Zucco, bandit de grands chemins.

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Zucco, bandit de grands chemins.

Message  Carras le Lun 18 Déc - 13:25

Des montagnes verdoyantes, du gibier à foison, un océan ou pullulent les poissons les plus rares à moins d'une journée de marche.

C'est assurément une région riche, et comme toutes les régions riches cette dernière est habitées par des notables, de grands exploitants et des propriétaires terriens qui pourraient faire vivre vingt familles sur leurs biens.

Chacun ici vit dans l'abondance et l'ignorance de la misère et des dangers qui occupent les territoires annexes.

Enfin presque....

Une caravane affrétée de Stromwind, la capitale humaine vient terminer son périple dans l'une des plus grandes propriétés de la région. De l'argenterie, des étoffes toutes ces sortent de choses qu'il est difficile de trouver par ici y sont convoyées.

*Au prochain croisement la route est difficilement praticables, c'est là que nous opérerons*

Balak mon maître voleur à planifié cette attaque depuis des lunes, les renseignements des quartiers les plus sordides de Stromwind étaient exacts.

Alors que la caravane négocie une montée lente et laborieuse sur un chemin accidenté le signal est donné d'agir.
Les quatres cavaliers lourdement armés sont vite neutralisés, deux d'entre nous leur bondissent dessus en un clignement de paupières, l'un s'occupe du cheval qu'il tire par les renes, l'autre bondit sur le cavalier le saisi par derriere et lui tranche la gorge dans une explosion de sang.
Il aura fallut moins de dix secondes pour que ces soldats persuadés de servir une cause noble et juste passent de vie à trépas.

Le caravanier pétrifié par la peur tente maladroitement d'armer son arquebuse, l'un d'entre nous toutefois perché tel une gargouille sur le toit de la caravane depuis déja suffisament longtemps pour lui ôter la vie s'en amuse avant de lui enfoncer sa dague jusqu'à la garde, laissant au malheureux l'espoir de s'en sortir jusqu'à la dernière seconde.

Nous sommes dix à présent à cerner la caravane, sur le qui-vive prêt à en découdre avec de potentiels survivants ou renforts imprévus. Après un bref instant le temps que l'adrénaline s'estompe et que notre vigilance baisse; nous laissons éclater nos rires.

*Voilà une affaire rondement ménée, je m'attendais à plus d'opposition*

Je perçois chez Balak une inquiètude peu commune, depuis le temps que nous détroussons caravanes et marchands je ne l'ai jamais vu ainsi, moi même j'ai un préssentiment, un mauvais préssentiment...
Ma gorge se sert mes mains sont moites, elles m'annoncent avant même que mon esprit ne le réalise que je vais devoir défendre chèrement ma peau.

Un sifflement fugace.

Le premier d'entre nous s'éffondre, touché d'une flèche en plein coeur.

Mes compagnons galvanisés par une victoire si facile ont baissé toute garde, ils sont sur la route dispersés et maintenant ils réalisent; ils réalisent que cette attaque était un foutu guet apens.
Nous avons été trahis.

Leur agilité, leur vivacité, leur rage de survie ne suffisent pas à les sauver. Les archers sont habiles, leurs chiens attaquent maintenant. Par devant la route, face à la caravane deux cavaliers arrivent à la vitesse de l'éclair, ils sautent de monture et avant même d'éffleurer le sol écrasent de leur lourde masse visages, membres et finissent d'achever mes compagnons agonisant, leurs incantations de lumières brûlent les corps.

*Des paladins....*

Machoîre serrée un sentiment nouveau m'envahi empreint de fureur et de peur, de peur car je sais qu'aujourd'hui je vais mourir.

Deux mages perchés sur les hauteurs en finissent avec mes compagnons fuyants.
Les paladins dans leur fanatisme le plus aveugle sont intouchables, nous ne sommes pas suffisament armés pour les affronter, ce ne sont pas de jeunes recrues que Stromwind a envoyée mais des combattents aguérris, des maîtres de guerre persuadés de servir une noble cause.

Balak et moi attaquons tout deux en même temps, un dernier regard avant de nous jeter sur le paladin soigneur pour nous dire adieu résume dix ans d'amitié et de confiance inaltérable.
Bondissant de nulle part, trompant même l'acuité au combat du paladin, Balak plante sa dague à la jonction de deux pièces d'armure de ce dernier, il la retire et assène à une vitesse incroyable plusieurs coups afin d'élargir la plaie déja rougeoyante. Surpris sa victime sent la vie lui échappé.
Impossible se dit-il avant de lâcher son dernier souffle...moi un serviteur de la lumière tué par un de ses chiens.
Alors que son corps s'affaisse sous son poid, Balak est bientôt criblé de flèches.
Ayant vu que mon maître n'avais laissé aucune chance à sa proie j'en ai bien vite choisi une autre.
Nos regards se croisent avant d'en découdre, j'ai le temps de jeter une dague en plein visage au chasseur qui s'approchait trop imprudement de moi pour me viser avant de me jeter sur le second paladin.
Ce dernier saisi fermement sa masse à deux main et assène un coup terrible que je parviens à esquiver, la route explose sous l'impact.
En une seconde je suis dans son dos.
Je localise en un battement d'aile le point ou mon coup sera fatal, je sais déja qu'il n'y en aura pas deux.
Je lui plante ma dague à la base du cou découvert par sa tête est abaissé. Je prends appui sur ma garde, avant de relever cette dernière, je sens ses chaires, ses nerfs craquer, se déchirer sous l'impact.
Le temps de deux sorts son corps me sert de bouclier contre les attaques des mages, je regarde en contrebas, derrière moi.
Une issue?
Sauter et m'enfuir, dévaler cette pente à toute vitesse.
Je prends une vive impulsion et saute dans le ravin, me rattrappe à la végétation parsemant la pierre.
Cette dernière ne tarde pas à céder et malgré des années d'entraînement dans les montagnes je dévale la caillasse lourdement.
Mes assaillants ne m'on pas suivi, c'est impraticable.
En un souffle je me dis être sauvé.
Mais ce souffle sera mon dernier, déja ma vue devient trouble, une douleur insoutenable me brûle le côté gauche.
Une pointe de glace me pénètre de part en part.
Je tombe à genou à terre.
Regarde le ciel..........ces nuages.........
Je n'ai pas le temps d'avoir peur, le froid m'enveloppe, c'est presque réconfortant.
Je sens mon corps s'enfoncer, ma vie me quitter.

*Zucco, tu me servira dorénavant*
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Re: Zucco, bandit de grands chemins.

Message  Gehene le Lun 18 Déc - 20:00

la suite! la suite!
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